En 1949, sous la conduite de M. Tillet, architecte des Monuments Historiques, des travaux sont entrepris dans l’église de Marolles-en-Brie, et le chœur est aménagé. En déposant l’autel en bois du XIXe siècle, on retrouve, cachée derrière lui, la table d’un autel du XIIe siècle, posée verticalement contre le mur. La pierre étant en parfait état de conservation, elle est remise en place sur un nouvel autel en pierre.
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L'autel tel qu'il existait dans les années 1950 à 1970 |
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1965 : un sondage, effectué à la base des colonnes pour retrouver le sol d’origine, permet de le découvrir sous plus d’un mètre de remblais. |
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Messieurs Verrier, inspecteur général des Monuments Historiques et Chauvel, architecte en chef des Monuments Historiques, demandent que soit dégagée et remise en état l’absidiole sud. |
Des Marollais, jeunes et moins jeunes, des conseillers municipaux et des « amoureux des vieilles pierres », des croyants et non-croyants, unissent leurs efforts… L’absidiole sud retrouve son volume ; le sol et des emmarchements en pierres posées sur champ et scellées avec chaux et marne, sont dégagés. Les trois baies romanes sont rétablies dans leurs dimensions.
M. Taralon, inspecteur général des Monuments Historiques fait examiner en laboratoire des morceaux de vitraux et de plomb trouvés dans les déblais et un maître verrier assure la réfection des vitraux.
M. Costa, inspecteur principal des Monuments Historiques, vient voir les remarquables travaux entrepris à Marolles, et, en 1971, à la demande de M. Dupont, inspecteur des Monuments Historiques, des sondages sont effectués dans le chœur et une cour à l’anglaise est exécutée dans la propriété voisine (qui jouxte l’église) pour dégager le mur carolingien.

M. Toulouse, président fondateur des Amis de Marolles, se voit confier la responsabilité des travaux par décision du ministère des Affaires Culturelles en novembre 1971.
Les chapiteaux du chœur sont débarrassés de leur peinture à la chaux.
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Une porte, et son linteau, ainsi que deux fenêtres sont découvertes dans le mur carolingien. |
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De nouveaux Marollais se joignent à l’équipe des bénévoles, l’ardeur des Amis de Marolles ne fait que croître devant l’ampleur de la tâche… Le conseil municipal assure son appui financier.
Des remblais sur une épaisseur d'environ 1,15 m, sont retirés pour arriver au niveau du sol ancien dont il est trouvé des vestiges. Les pieds de colonne sont dégagés.
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Le socle de l’autel complètement recouvert est retrouvé et dégagé ; il peut recevoir la pierre – nous avons là un très bel exemple d’autel du XIIe siècle. |
Des niches (une de chaque côté du chœur), des lavabos dans les murs, les vestiges de l’enceinte du chœur de la chapelle carolingienne sont découverts…

Le tamisage systématique de la terre, avant son évacuation, permet de retrouver des morceaux de vitraux, des pièces, des médailles, du verre filé, des petits ossements, des fers, des clous… Des poteries, des flacons sont mis à jour… avec une énigme : un pot marqué au nom d’un pharmacien à Brie… qui n’aurait jamais existé ?
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1976 : le niveau du sol initial est retrouvé.
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Six squelettes, avec des pièces d’orfèvrerie anciennes, sont découverts. |
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L’ancien maire de Marolles, M. Bezançon, à la suite des recherches qu’il avait entreprises, estimait que des moines avaient dû être ensevelis dans l’église.
Les moines bâtisseurs étaient bien là…, mais les « fouilles » sont interrompues le 4 décembre 1976, sur intervention de M.Vivan, architecte des Bâtiments de France.
Il faut attendre le 26 juillet 1977 pour qu’une décision soit prise, après la réunion de Mrs le Directeur et Sous-Directeur des Fouilles, M. le Directeur des Sites, Mle Prevost-Marcilhacy, M. le Conservateur régional de Versailles, M. Rochette architecte en chef des Monuments Historiques, M. Vivan architecte des Bâtiments de France, M. Redon, maire de Marolles et conseiller général, et les Amis de Marolles représentés par M. Toulouse leur président.
Entre temps, les Amis de Marolles avaient assuré une sépulture provisoire de sécurité pour ces squelettes dont certains étaient dans un état de conservation étonnant.
1978 : il faut plusieurs camions pour enlever l’énorme tas de terre provenant du transept.
Le sol, dessiné par M. Rochette, architecte en chef des Monuments Historiques, en pierre et terre cuite, est mis en place avec le concours financier des Monuments Historiques et de la commune. Ce sol est en plan incliné et ne respecte qu’approximativement le tracé de la chapelle d’origine, mais l’esprit est là.

L’église a retrouvé les proportions voulues par les bâtisseurs, une acoustique jugée parfaite…
Les Amis de Marolles y donnent leur premier concert le 20 janvier 1980.
1980 : M. Feray, inspecteur principal des Monuments Historiques donne des instructions pour l’aménagement : autel, sanctuaire, niches.
Les Amis de Marolles exposent le « trésor » dans les niches, et en assurent la visite.
La rénovation de l’église continue sous la direction de M. Moufle, architecte en chef des Monuments Historiques. Un budget lui est annuellement consacré (Monuments Historiques + commune)
La restauration de la nef, remarquable, a obtenu en juillet 1991, le prix Watteau, accordé par le conseil général du Val-de-Marne pour la qualité du travail conçu et réalisé.
Il reste encore beaucoup à faire… et ces vieilles pierres ont 1000 ans d’Histoire à nous raconter…